Comment c'est de dos
Le blouson tatoué

Tous ceux qui ont une fois crayonné le nom de leur amour sur leur blouson pour produire un petit effet dans la cour de récré, ou bien tous ceux qui savent que le « tout terriblement » de Guillaume Apollinaire était écrit sur des manteaux de Schiaparelli, vont comprendre que c’est bien de voir exister ce vêtement de Pierre Rioufol. Les autres voudront peut-être quand même voir ci-dessous comment c’est de dos ?
Sophie Fontanel

1 000 € ! Chez KokonTozai, 48 rue Tiquetonne, 75002 Paris.
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Publié le mardi 5 juin 2012
Dans la rubrique Comment c'est de dos
























Le 17 août 1959, Godard donne rendez-vous à sa petite équipe d’ « A bout de souffle » à 6 heures du matin, à la terrasse du Café Notre-Dame, sur les quais, première journée matinale dédiée au filmage de l’arrivée de Belmondo, déposé en stop en face de la cathédrale. Le jeune cinéaste n’a pas dormi et, seul dans sa chambre rue de la Harpe, il écrit avant l’aurore à son producteur cette lettre inaugurale : « C’est lundi, cher Georges de Beauregard. Il fait presque jour. La partie de poker va commencer. J’espère qu’elle rapportera pas mal d’oseille. Je voulais vous remercier de me faire confiance. Je m’excuse d’avance si par hasard je suis de mauvaise humeur le mois qui vient. J’espère que mon film sera d’une belle simplicité ou d’une simple beauté. J’ai très peur. Je suis très ému. Tout va bien. Je vous écris presque comme à mes parents et vous lègue, comme première mise pour la partie qui commence, cette devise de Guillaume Appolinaire : « Tout terriblement. » JLG ».
Là, on trempe dans l’art !
Et il y a des individus qui disent que la mode est frivole et les lectrices de ELLE des écervelées ?
bon sang mais c’est bien sûr ! Je n’avais jamais fait le rapprochement entre le travail de Schiap’ sur les surréalistes et le travail de Saint Laurent sur les oeuvres de Mondrian, Braque,etc…la filiation entre les deux est évidente, pourtant !
@hippocampe, eh ben il était avant au dos d’une veste Schiap’. Ou alors Schiap ouh la grosse menteuse, un gage, à cheval nue sur un Vasarely.
mais ce « tout terriblement » a été à beaucoup d’endroits, c’était presque un slogan à l’époque.
Sophie Fontanel
Si mes souvenirs sont bons, le « tout terriblement » d’Apollinaire est inscrit sur un paletot de velours noir d’Yves-Saint-Laurent.