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Le blog de Sophie Fontanel

Arrête-t-on de penser, en vacances ?

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  • 8 janvier 2010: comment ne pas se faire manger par l’hiver vestimentaire?
  • JEUDI 23 AVRIL 2009
  • LUNDI 2 MARS 2009
  • JEUDI 12 FÉVRIER 2009

une plage et un parasol en novembre à l'ile maurice

Je viens de passer une semaine seule à l’Île Maurice, semaine de vacances que j’avais gagnée, en fait, en étant lauréate d’un prix littéraire, là-bas, pour le roman « Grandir ». Je ne pars jamais seule et je trouvais intéressant cette plongée dans le silence, en tout cas dans le mien (j’écoutais les gens autour de moi) : quand je commandais à manger, ma voix me faisait bizarre… Et donc mon bilan, le voici, j’ai pensé à ces choses que je vous livre ici dans le désordre.

Pourquoi les gens laissent-ils leur corps à l’abandon ? Je regardais les gens sur la plage. Si peu se traitent en princes, si peu de gens font grand cas d’eux…

Pourquoi les gens en couple depuis très longtemps ne se parlent pas, ne se marrent pas ?

Est-ce que les gens en couple qui ont dans les soixante ans et qui ont EN PLUS un air heureux et blagueur et qui se tiennent par la main, sont principalement des gens qui ont tenu jusque là, ou bien des couples nouvellement formés, qui savent qu’il faut maintenant aller rigth to the point ?

Pourquoi les femmes ne mettent-elles des pantalons informes couleur chamois pour la seule semaine de l’année où elles sont face-à-face avec leur compagnon ?

Pourquoi les gens crament-ils au soleil alors qu’on bronze autant sous le parasol et qu’on y est, à cause du jeu de la lumière, beaucoup plus beau ?

Pourquoi étais-je la seule femme seule de l’hôtel ? Où vont les gens seuls ?

Je rentre fascinée, certes par cette île que j’avais sillonnée pour mon livre, certes par le divin phrasé de ses habitants, certes par les noms des lieux (un endroit où passe un ruisseau s’appelle « Eau Bruit »), mais aussi par les mariages. J’en ai peu parlé ici, mais ça me révolte quand on juge le mariage gay amoral, je trouve bien moins moral, pour ma part, les mariages d’argent qui ont été la norme pendant des siècles, les mariages forcés qui existent toujours (j’en parlais avec un ami hindou, en vacances). Mais je viens de me trouver un autre chantier : il y a aussi urgence à autoriser le mariage gai. Le mariage joyeux.

Chanceux, si chanceux, ceux qui ont ça.

Fonelle d’Or décerné ce jour à Peres qui me précise que c’est Cuba, dans la vidéo de l’autre jour.

À jeudi, les adorés,

Fonelle

Ps. Lionel, oh moi j’ai raté le train aussi, souvent, sans jamais regretter.

Ps1. Sophie. Savoir aller du lourd au léger, toujours.

Ps2. Marina, j’écris en ce moment un nouveau roman sur l’élégance et je raconte une grand-mère qui emmène sa petite fille avenue Montaigne. Donc tes propos résonnent.

Ps3. Laurence J, la dame de vidéo ressemble beaucoup aux femmes de ma famille, j’avoue.

PS4. MilaEve et vous autres qui me parlez de ma maman ou de votre maman ou de votre grand-mère, ou d’un parent, du départ. Ces événements (dans mon cas, il y a six mois déjà) nous hissent beaucoup, aussi. C’est tout idiot et simple de le dire comme ça, mais c’est vrai.

 

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53 réponses à Arrête-t-on de penser, en vacances ?

  • Annouchka

    Chère Sophie, encore un texte merveilleux sur un thème qui me touche beaucoup, moi, qui bien qu’ayant un énorme besoin d’amour, suis un peu solitaire, à la fois aimant cette liberté que cela procure mais aussi cherchant la tendresse et la complicité d’une « âme sœur ».
    Je voulais malgré tout répondre aux questions que vous posez par l’exemple, même si, me concernant, je me retrouve complètement dans vos propos. Cet exemple, c’est le couple que forme mes parents.
    Concernant le corps à l’abandon et les pantalons informes : ma mère est pour moi la plus jeune et belle femme de 58 ans que je connaisse. Elle fait du sport quasi-quotidiennement et c’est sûrement la femme la plus élégante et « hype » que je connaisse! Si je dois demander à une seule personne de composer ma tenue sans rien à redire, je lui laisse les pleins pouvoirs, les yeux fermés.
    « Pourquoi les gens en couple depuis très longtemps ne se parlent pas, ne se marrent pas ? » Mes parents ont 33 ans de mariage, je sens toujours autant d’amour et de complicité dans leur yeux, ils continuent à se fait rire (même s’il y a des coups de gueule bien sûr!) et mes plus beaux fous rires sont en leur compagnie, une vraie cure de joie! C’est l’union la plus gaie que j’ai jamais rencontré, vraiment.
    Ce couple, je l’admire, je l’adore, et j’ai l’impression que jamais je ne pourrais former moi-même un tel couple. Parfois c’est un trop bel exemple, et non celui d’un déchirement, qui peut vous inhiber peut-être…

  • Lafeeclochette

    Merci pour ce Fonelle d’or ,que j’espère ne pas avoir acquis juste sur une faute d’orthographe,c’était un mot manqué!!
    Allez,gai,gai,mar.r.r.r.rions-nous!

  • lilou

    je repense encore à votre texte Sophie, et c’est génial, car vous avez l’art de poser de grandes ? l’air de rien. Finalement, vos questions posent celle du mystère de l’amour, sa totale imprévisibilité, notre incapacité à prévoir sa durée, donc sa force. Va-t-il durer 1 an, 6 mois, 20 ans ou toute une vie? On s’unit, sans jamais pouvoir le savoir. Alors on parie sur l’avenir. Est-ce que l’amour véritable c’est uniquement celui qui dure toute la vie, avec la même force du début à la fin? ou est-ce qu’il se transforme au fil de la vie, des événements, des contextes, pour prendre d’autres formes, moins exaltées?
    Et pour les gestes de l’amour, j’ai compris, difficilement, mais j’ai fini par accepter, que certains n’aiment pas ou ne peuvent pas s’afficher amoureusement face au regard des autres. Tout le monde n’a pas la capacité d’Obama d’offrir de telles embrassades.
    A lire les histoires ici, certaines ont trouvé le bon numéro, bravo pour leur amour durable après de longues années!
    @Milady, je crois que c’est ça le secret, se dire que rien n’est jamais acquis, et le regard, comme tu dis, c’est tout aussi important que le reste. On l’oublie souvent aussi, de regarder l’autre. Et à force d’oublier, il semble que parfois ça devient difficile.

  • Tasha

    Je ne suis jamais autant moi-même que plongée dans le silence, et je connais ce sentiment d’étonnement face au son de sa voix, cette difficulté même à parler quand on a un peu gardé le silence, comme si peu de choses méritaient, finalement, d’être dites. Pour les couples et leur mutisme, voire leur tristesse, cela me frappe au restaurant. Il arrive qu’avec mon homme, nous passions plusieurs heures au restaurant, soudain surpris par l’heure qu’il est, et heureux d’avoir oublié le temps qui passe, justement parce que nous parlions, parlions, parlions. Etrange, ce besoin de silence, et cet étourdissement à deux dans les paroles. J’ai hâte de lire votre prochain roman, bouleversée par L’Envie, qui a tant résonné en moi…

  • framboise

    Le jour de mon mariage il y a …. ,(j’ai de la chance j’ oublie les dates et je ne sais pas compter)on se devait devant témoins et tout le tralala de s ‘engager pour le meilleur et pour le ….pire ; et bien, tout bas mais fermement du haut de mes 24 ans j ‘ ai dit devant témoins et tout le tralala NON au pire ,alors je travaille pour le meilleur ,c’ est du boulot mais ça vaut la peine ! .@ Alexa: le temps, les maternités,la maladie , et nos corps s’ usent ,mais non ils nous abandonnent pas ,ils fatiguent ,alors chouchoutons les! chouchoutons nous gaiement .Il faut etre extremement gentille avec nous ,je me dis souvent que je suis ma meilleure amie .

  • anne

    croiser ces jeunes couples de quinquagénaire dans les rues des capitales ou sur les plages, se tenant par la main, s’embrassant, french kiss bien sûr, les yeux pétillants, c’est très gai…l’amour donne des ailes, et de la joie, quelque soit l’âge, c’est merveilleux

  • Carole

    « Vacances j’oublie tout, plus rien à faire du tout, j’m'envoie en l’air ça c’est super, folie légère… » Ça vous rappelle quelque chose? C’était la vision des vacances vue par le groupe Élégance ( ça ne s’invente pas) dans les années…enfin bref peu importe!
    Alors, bercée par cette rengaine, j’essaie d’appliquer le programme.
    Oublier tout, c’est à dire tout ce qui concerne mon boulot et mes petits tracas, MAIS PAS d’être jolie, Ni de passer du temps à « pie-jacasser » avec mon amoureux, aussi.
    S’envoyer en l’air, oh que oui, MAIS avec l’homme de ma vie, le même depuis 24 ans, rencontré à l’adolescence, et que j’adore toujours autant. Parce que tous les jours, entre nos métiers, nos sorties, notre déménagement à venir, l’énergie câlinesque n’est pas toujours au rdv. Alors des petites vacances sont toujours les bienvenues pour remettre les pendules à l’heure en regardant passer le temps!

  • Milady

    Peut-être que les couples qui ne se parlent pas ne se regardent pas non plus, et là c’est grave.
    On peut se taire mais se regarder avec amour, comme un langage secret.
    Tous les couples ont des moments difficiles car beaucoup ne réalisent pas que rien n’est jamais acquis dans la vie (et surtout pas moi).
    Il faut se re-choisir en permanence et faire des efforts (même lorsque l’on n’en a pas envie). Ce n’est pas de la subordination, c’est de l’amour.
    Certains l’oublient…

  • Virg'

    @ Val, « en passant » : Eloge de L’amour. Alain Badiou.

  • annimage

    Juste merci à Sylvane pour sa citation,
    j’adore.

  • claire BL

    Fonelle ton post est superbe, les réponses aussi
    pour ma part j’ai supprimé « les vacances », j’ai décidé que ma vie d’occidentale, française, quinquagénaire, mariée avec l’homme de ma vie rencontré au lycée, mariée huit ans après ,m’ayant payé mes études, ayant repris les siennes à son tour après nos trois enfants, au vingt une ieme siècle, ne nécessite pas de « vacances »car j’y culpabilise(la note carbone,les pauvres autochtones , la misère ) et je m’y ennuie (seule ou accompagnée je ne conçois pas de ne pas vivre à fond , ce qui est très difficile en villégiature)
    alors nos enfants élevés, nous venons de déménager de Paris en proche province,dans une vieille et grande maison un peu « pourritte »au milieu de la nature, nous avons décalé nos horaires de travail,et nous retapons la maison pour que nos enfants et leurs amours viennent se ressourcer en fin de semaine, et que nos amis viennent y faire la fête aussi souvent qu’ils leur est possible. je lis , je me promène, la vie est plus douce et moins stressante,je me sens « en vacances ».
    Après les mariages gais , imposons nous la vie gaie
    Sinon pour ce qui est de ton avenir, qui nous intéresse tous ,j’ai envie de te dire que les couples de plus de 50 ans bien ensemble, sont en majorité des nouveaux couples, nous lectrices du daily étant les exemptions, et que nous attendons avec impatience que ton amoureux se décide !!!! bien égoïstement pour suivre votre bonheur

  • NATH

    prendre soin de soi , ou de son couple , c’est kif kif !
    C’est plus facile de ne rien faire … de laisser faire!
    Cela fait 30 ans que j’aime le même homme , cela fait 25 ans que nous ne nous sommes pas quitter , cela fait 21 ans que je suis mariée (et j’ai 43 ans …) il est presque toute ma vie , j’ai besoin de sa peau , de son odeur , de sa voix , il me fait toujours rire et vibrer…
    C’est peut-être facile car il y a quelque chose de magique entre nous , mais pas que : il faut aussi ne jamais se perdre du regard , c’est notre secret et j’espère qu’il sera encore vrai dans 30ans …
    ton post est très beau , merci

  • sylvane

    Lu quelque part, mais où?
    « La première fois que j’ai vu la mer, je suis tombée amoureuse.
    Je ne savais pas encore de qui. »

  • Val

    Fonelle, comme d’habitude ton post est touchant et puis tu te poses des questions, tu nous le poses, on se les pose, on y réfléchi et on a envie de répondre.. .
    Mais oui pourquoi j’ai laissé mon corps à l’abandon ? Toujours soignée, toujours élégante, toujours perchée sur mes talons, ça oui (jamais je n’ai eu de pantalon informe, chamois ou pas ! jamais !) … mais trop grosse, trop molle ! Je crois que depuis vingt ans, ce corps je l’ai laissé de côté inconsciemment parce que m’occuper de mon mari, de mes enfants et de mon boulot me prenait déjà assez de temps et d’attention. Eux ils sont beaux et équilibrés, ils ont l’air heureux… satisfaction !!

    Mais il y a qq temps, j’ai eu peur, marre que mon couple soit comme tu le décris ; silencieux et pas drôle. J’ai donné un grand coup de pied dedans au prix de grandes douleurs et d’une tourmente infernale. Mais comme j’ai eu raison, j’ai retrouvé ma ligne et surtout on a retrouvé toutes les merveilleuses raisons qui nous avaient unis ensemble depuis si longtemps. Et oui parfois même quand on n’est pas en vacances, on arrête de penser et on se laisse simplement porter par les vents, emporter par les tourbillons de la vie, on s’oublie un peu…

    Je vois beaucoup de philosophes qui se penchent sur le mariage depuis quelques temps parce que le mariage d’amour est si récent dans l’histoire de l’homme qu’il est en autopsie, en analyse. Et j’aime bien l’idée que les intellectuels se penchent sur l’amour, n’en rient pas comme d’un état rose et mièvre mais plutôt comme d’un feu de vie.

  • Lobe

    Même en vacances, pas de vacance de l’esprit. Le meilleur moment, le plaisir de s’immerger dans un livre-brique, et ensuite dans la mer.

  • Aurore

    « Pourquoi les gens en couple depuis très longtemps ne se parlent pas, ne se marrent pas ?

    Est-ce que les gens en couple qui ont dans les soixante ans et qui ont EN PLUS un air heureux et blagueur et qui se tiennent par la main, sont principalement des gens qui ont tenu jusque là, ou bien des couples nouvellement formés, qui savent qu’il faut maintenant aller rigth to the point ? (…) je viens de me trouver un autre chantier : il y a aussi urgence à autoriser le mariage gai. Le mariage joyeux. » BIEN VU

    En ce qui concerne les vieux couples, voilà ce que m’a raconté ma grand-tante. En 1945 elle travaille dans une épicerie, dont le patron était mon grand-oncle. Au début, ils ne s’apprécient guère. Un jour, alors qu’elle range les rayons, ils se regardent, et,, dixit ma grand-tante, « la flèche de cupidon nous frappe. Il n’était plus la même personne pour moi, je n’étais plus la même personne pour lui. Nous sommes tombés amoureux ». Après 50 ans d’amour, je demande leur secret. Elle me répond : « Nous avons une telle alchimie, lorsque je touche sa peau, je me sens en paix. » (!) Puis :  » A la fin de sa vie, quand il avait son cancer, le soir dans le lit je tricotais un pull. Car je savais que cette activité lui faisait du bien. Cela me permettait, non pas d’être passive et absente, mais de faire quelque chose de mes mains, et donc de rester créative, et cela créait un lien entre nous ».

    Quelle subtilité, non ? Voilà ce qu’est l’amour. Dans les petites choses. La chaleur d’une peau, d’un tricot. Mon grand-oncle est parti depuis, mais je revois leur maison en Provence, avec le romarin dans le jardin. Ils sont pour moi, pour toujours, la preuve que l’amour qui dure, existe.

  • Aurore

    Pourquoi les gens laissent-ils leurs corps à l’abandon ? 3 mots : « estime de soi » (voire, « estime de soie »). C’est le même problème pour les gens qui ne rangent pas leur appart. Parfois c’est le travail d’une vie, d’apprendre à PRENDRE SOIN DE SOI.

  • alexa

    Des fois on n’abandonne pas notre corps, c’est lui qui nous abandonne.
    Moi, il faut chaque jour que j’apprivoise mon nouveau corps, l’ancien ayant déserté; c’est dur, pénible, douloureux et le regard de l’autre, qui juge sans connaitre l’histoire finalement, ce regard là il fait mal. C’est à cause de ce regard que je n’aime plus la plage (et tout un tas d’autre choses).
    Et puis d’autre fois c’est bon aussi l’abandon, le lâcher prise, l’oubli de soi (et des autres).

  • Lafeeclochette

    Arrête-t-on de penser en vacances,parce qu’on enfile en vitesse le premier truc à portée de main,pour vite profiter du soleil,lézarder à coté de papa(ou papy)sans philosopher,lâcher prise et oublier nos complexes,ne pas parler,non pas parce qu’on a rien à dire,mais pour respecter le repos silencieux de l’autre,sa volonté de destresser,et tout simplement se laisser porter par la beauté de la nature,contempler ce qui nous entoure,et secrètement louer le ciel de cette chance d’être là…??la complicité d’un couple se trouve surtout dans l’intimité,non?,et n’a pas nécessité à s’exhiber…Rassure toi,Sophie,si l’on n’est pas obligé de se marrier quand on s’aime,on peut aussi s’aimer en étant marrié depuis des années..l’important,c’est de garder l’envie de l’autre,de le séduire,de le respecter.Et ne jamais croire que tout est acquis,car il faut tous les matins partir à la conquête de l’autre…

  • annemarie

    Quel bonheur que tous ces commentaires si justes . Oui San , en précisant ta pensée, elle rejoint précisément la mienne. et je retiendrais parmi toutes le « il faut savoir toute sa vie être précieuse à soi-même » de La canette (un peu mon anne-marie d’or quoi ! scuze Sophie!). Curieusement ce message de La Canette qui pourrait paraître hautement narcissique est juste une prescription pour atteindre la bienveillance envers autrui qui m’est si chère et à laquelle j’aspire.

  • V

    De la part de quelqu’ un qui, par ailleurs, se dit bienveillant, je ne peux m’ empêcher de voir un gros complexe de superiorité, dans tout ça. Peu importe de bien l’ avoir bien enveloppé, moi je lis: « les gens sont moches, mal habillés et ne méritent pas d’ être en couple ».

  • Patou

    Mais que voilà un beau post, inspirant,grave et léger à la fois.
    Certains dépérissent à force d’être seuls. Moi je souffre de ne plus être seule. Je rêve de passer une semaine avec moi même , sur une île, avec un ebook, et observer les autres, et NE PAS PARLER.
    Quant à l’usure du couple, oui, un couple c’est comme un vêtement : ça se délave, ça rétrécit, ça bouloche, surtout quand il n’est pas de bonne qualité !
    J’aurais pas du acheter le mien chez H&M.

    PS : hâte de lire ton livre !

  • la belle bleue

    et si vous pratiquiez de temps en temps le « lâchez prise »(pas le laissez aller,hein!).

  • LaCanette

    A y est j’ai pondu mon idée de fond que j’arrivais pas à atteindre tout à l’heure.

    Fonelle, en vacances, on arrête de penser.
    En vacances, on penche… vers soi et vers l’autre…
    OK j’arrête de vous submerger et je vous embrasse.

  • LaCanette

    @lilou : Moi si on m’envoie avec mon canard à l’Ile Maurice, ça va être le catalogue Cyrillus puissance 2 tout le séjour, je vous préviens !

  • lilou

    Fonelle, quelle belle photo!!! Ces images paradisiaques, j’y pense souvent, en me disant, est-ce que là-bas sur ces plages ensoleillées, allongé sur un transat à contempler le sable et l’eau turquoise, la vie serait vraiment autre, plus belle, comme dans l’Invitation au voyage de Baudelaire? Est-ce que voyager, c’est guérir son âme? Est-ce qu’en voyage, même plongé dans l’exotisme, bien que relatif, l’esprit s’évade vraiment et déconnecte? Il semble que non, on continue de « penser »comme vous dites, et même encore plus que d’ordinaire. C’est drôle que ces questions vous viennent à l’esprit en voyageant seule.
    La question du couple que vous posez, c’est la question de toute une vie, et un énorme défi: comment garder la flamme allumée? Vaste question, non? A lire votre étonnement, on dirait que ça serait facile. Pour moi ce n’est même pas une question d’âge, mais de contexte. Les activités, le tourbillon du travail, des enfants, des amis, à la différence des vacances, limitent les moments seul à seul avec l’autre. Alors il y a moins de place au vide. Mais comme l’a dit Véronique, pourquoi il n’y aurait pas dans un couple des moments de vide? On ne vit pas dans un catalogue Cyrillus ou La Redoute où l’on doit toujours être en sourire ultra bright main dans la main.
    Une des clés c’est sûrement d’être « l’un à l’autre un monde toujours nouveau », mais justement c’est difficile! Vous parlez souvent de vêtements, pensez que si vous n’aviez qu’un seul pantalon à vous mettre, une unique paire de chaussures, la même depuis 40 ans, il y aurait de façon logique une usure du temps, et peut-être une lassitude.
    C’est beau de lire tous ces témoignages de vie et d’amour.

  • Solexine

    « Des pantalons informes couleur chamois », j’ai un peu de mal à voir ce que c’est, mais la précision de ce détail très matériel au milieu de tous ces questionnements existentiels me fait bien rire : on dirait du Woody Allen . :-)

  • Murielle

    @ Monica
    Merci Monica, :-) Tout ce que tu as écrit est la réalité.
    Allez il faut que je me reprenne en mains !

  • LaCanette

    Ce que tu dis des vieux couples résonne profond en moi (parce que j’en suis un… aussi).
    Mon entourage se moque (gentiment) de moi parce que au moment de partir en vacances en famille, MA valise est toujours 2 fois plus grosse que celle de mes 2 enfants ! Y parait que des femmes, mères et en couple, ne jette que qq t-shirt et maillot en vitesse dans un sac, parce que tout leur temps a été consacré à la valise de leurs doux rejetons !
    Je ne crois pas être une mauvaise mère, mais il est certain que mes enfants vont partir un jour… et pas mon époux… du moins je le souhaite encore. Et moi, le pantalon chamois informe… et ben il est pas pour moi ! Je veux me sentir jolie et séduisante pour l’homme que j’aime, et aussi pour moi, juste pour le plaisir.
    On oublie peut être aussi que le mariage n’est pas uniquement un acte social ou un évènement, c’est surtout une PÉRIODE à traverser à deux, du mieux qu’on peut.

    Nombreuses sont les femmes dans les soixante ans qui viennent au magasin et qui nous parlent de la difficulté de se retrouver un jour en tête à tête toute la journée avec un homme qu’elles ne reconnaissent plus. Parce qu’avant ils travaillaient, elles aussi, ils se croisaient, partaient parfois à Maurice ou ailleurs, mais finalement, ils vivaient très en parallèle l’un de l’autre.
    Et puis le jour de la retraite est arrivé, et ils se sont retrouvés, en tête à tête, sans travail et sans les enfants… sans avoir un mot à se dire et en remarquant juste là que l’autre avait vieilli !
    Elles sont tristes et moi aussi… je ne sais jamais quoi leur dire si ce n’est qu’il faut savoir toute sa vie être précieuse à soit même.

  • icimilan

    sophie-fonelle, tu est admirable d’aller toute seule à l’ile des couples. c’est évident qu’elles t’ont laissée tranquille, toutes ces couples silencieuses, recouvertes par le bruit de tes pensées.

    le silence d’un couple c’est plus souvent qu’on a rien à dire, ou qu’on a pas bésoin de le dire? si c’est le deuxième cas, c’est à cause de la chance.

  • Cotonnière

    Ton post rejoint étrangement l’expérience enchanteresse que j’ai vécue aujourd’hui et que je te livre telle quelle : j’ai déjeuné seule aujourd’hui à la sandwicherie du BHV Rivoli. A côté de moi, un couple, soixantaine bien tassée tirant vers les 70s voire 70 révolus. Lui, ultra-sobre et ultra classe. Elle, un soleil : toute fine dans un pantalon noir tout simple, pull noir avec col claudine blanc genre Carven, petit gilet rouge chîné genre Chanel, bijoux discrets. Il était déjà assis, elle arrive, rayonnante. Son visage à lui s’illumine, il lui dit :  » je ne pensais pas arriver avant toi. Comme tu es jolie ! ». Ils ont mangé un feuilleté aux pommes en pouffant de rire à chaque bouchée, et en parlant de la déco qu’ils étaient en train de refaire dans leur appartement.
    Je ne les oublierai jamais, et je regrette de ne pas leur avoir dit en partant à quel point je les avais trouvé beaux, vivants et plein d’autres choses encore.

  • emmanor

    Je suis un peu d’accord avec Véronique.
    Quand on est ensemble depuis très longtemps (20 ans pour ma part), on apprécie aussi les moments où on est l’un à côté de l’autre, sans avoir besoin de parler.
    Et puis j’ai remarqué que les couples qui s’ennuient vraiment ensemble évitaient de se retrouver rien qu’à deux, ils partent entre amis ou avec de la famille =>Donc le cas des gens que tu as observés n’est pas si désespéré !
    En revanche, je suis moi même perplexe devant le peu d’efforts que font la plupart des gens pour s’habiller en vacances, même pour aller dîner le soir , pourtant c’est si agréable de mettre une jolie robe qu’on a peu l’occasion de porter sous nos climats frisquets !

  • véronique

    Oh la la comme je t’envie pour cette parenthèse…

    Moi tu vois, j’en ai un peu marre de cette injonction au bonheur bruyant qu’on nous impose et qu’on nous met dans la tête à grand coup de pixels et de bas de casse.
    Je m’en fous que les gens puissent penser que je m’ennuie avec mon mari quand je marche avec lui dans la rue et qu’on ne se parle pas, qu’on ne s’embrasse pas avec effusion ni avec des étoiles dans les yeux.
    Parfois marcher avec lui dans la rue, et lui avec moi, tous les deux dans le silence de nos esprits qui divaguent, ça me remplit de calme et de sérénité. Et tant pis si on ne ressemble pas à une série mode de Elle.
    J’adore rire avec lui, j’adore discuter, me mettre sur mon 31, m’habiller, me maquiller en pensant à lui. Mais j’aime aussi me montrer à lui avec ma tête de mauvais jours, mes yeux fatigués et mes épaules lasses. Mes silences à table et ses soupirs de fatigues. et les soirées télé du jeudi soir, abrutis de lassitude et repus. Sans lui ça n’aurait pas le même goût, sans moi il serait malheureux. Même si on n’est pas gais tous les jours.
    Parce qu’on s’est mariés pour la vie, toute la vie et pas seulement les moments de pur bonheur et de champagne aligoté et tu sais, ça me remplit de force de savoir ça.

    (et pardon de ma virulence, mais en te lisant, ça m’est apparu comme une fulgurante)

  • Monica

    @Murielle. Ne t’en fais pas, s’il y a de l’amour, il y a aussi une compréhension de la part de celui qui t’aime qui va au-delà des apparences. Tu dis que vous vous parlez beaucoup, c’est quand-même la clé ça, non? J’ai l’impression que quand on se laisse aller, c’est qu’on laisse une certaine tristesse prendre le dessus. Peut-être qu’à partir d’un certain âge, elle est toujours là, tapie, la tristesse. Moi, j’ai très peur de mes 50 ans qui approchent, c’est idiot, je sais. Mais ma philosophie, c’est qu’il faut continuer de se faire honneur. Pas pour rester jeune, mais pour rester soi. Pour se reconnaître. Je ne sais pas comment revient l’envie de s’aimer, ça va ça vient, ce sentiment, mais je pense que ça aide de se forcer un peu. Sortir, plutôt que rester chez soi, s’acheter une jolie robe, se maquiller, plutôt que pas. Moi qui suis une contemplative, je trouve à chaque fois du réconfort dans l’action, et ça je l’ai appris de mon mari qui est mon opposé à peu près en tout.

  • Tiphaine

    Abandonner son corps, c’est oublier de s’aimer. Abandonner son couple c’est oublier de s’aimer à travers l autre. J aime bien votre regard sur les autres vacanciers: il n est pas méchant, juste interrogateur. J espère qu ils lisent le daily elle. Bon retour sous le ciel gris.

  • ginger

    je crois que lorsqu’on est en couple on ne s’aperçoit même pas de ces moments de silence qui sont normaux et sans rancune ou ennuie. par contre les bandes rigolent et discutent tout le temps, forcement. mais de là à dire qu’ils sont plus sincères ou qu’il s’amusent plus, pas sure.
    je suis par contre perplexe vis à vis du mariage tout court. le droit de la famille est pour le moins désuet, je ne me reconnais pas du tout dans l’image d’épouse et d’idée de famille qu’il protège.

  • Murielle

    Sophie, ta première question sur le corps à l’abandon m’a frappé de plein fouet… c’est moi maintenant…je suis juste propre comme dit Monica mais je ne fais plus rien de plus…la crème une fois tous les x jours. Même sur le visage, la plupart du temps plus de maquillage,
    Bref cette claque me dit qu’il est grand temps que je me reprenne en main.
    Mais par contre, on se parle beaucoup.

    @Monica, tu as raison pour continuer à séduire son homme, il ne faut pas se relacher !

  • Dom

    Mais Sophie, comment faire pour être sexy, soignée, amoureuse, positive, aimante, drôle, légère, optimiste, bronzée, souriante, intéressante, curieuse, stylée, aimante, élégante TOUS les jours ? Ces vacanciers croisés à Maurice, tu n’as vu qu’un petit bout d’eux, et mis bout à bout, ça ne fait pas très envie, mais bon, on ne peut pas juger les gens juste sur la forme de leur pantalon, la couleur de leur bronzage ou leur libido.
    Le danger dans le quotidien (amour, enfants, travail, amis…) et de se laisser envahir par les – petits – soucis et considérer comme normal ce qui va bien. Il faut faire le contraire : fêter ce qui va bien et ignorer les petits soucis.

  • San

    Anne-Marie : Justement ! Je ne dis pas que les destinations chics empêchent les gens de rire, mais que les gens qui rient rendent toutes les destinations agréables.

    Du coup, avec un budget vacance limité, autant aller passer 2 semaines dans une vieille baraque en Bretagne (ou en Corse, si on veut du soleil) que de se coltiner 12 heures d’avion pour buller 3 jours dans un hôtel 5 étoiles sous les tropiques.

    Mon raisonnement, c’était précisément que tous les couples que je connais s’amusent beaucoup ensemble, et je me demandais pourquoi ceux que Sophie a pu observer n’étaient pas comme ça. L’une des explications, ce serait que les gens qui s’ennuient ensemble s’imaginent peut-être qu’un décor paradisiaque rendra leur vie plus belle. Alors que les autres, ceux qui sont heureux ensemble, ressentent peut-être moins le besoin de courir à l’autre bout du monde, puisqu’ils s’éclatent autant à La Bourboule qu’à Tahiti.

    Ce n’est qu’une piste, hein, je ne prétends pas détenir la vérité ultime sur le sujet :)

  • kate

    ouai, la photo me depayse. J’ai l’impression de marcher sur le chemin qui mène vers l’eau couleur vert émeraude et non bleu que j’imagine trés claire, transparante, Cet endroit a l’air souriant, comme on dit parfois. Maintenant,j’essaie d’imaginer le parfum de ce lieu. Un peu de calme, un peu d’espace!

  • so

    Les enfants, les difficultés, la lassitude, les chemins qui se séparent, le manque de dialogue, les reproches… le couple s’use, s’éloigne et ne sait plus comment faire pour se rabibocher, rafistoler les petits bouts d’amour qui restent. Parfois, à la naissance des enfants, les femmes deviennent exclusivement des mères ou se sentent obligées de n’être plus que des mères dévouées. On ne rigole plus, on éduque. A la plage, c’est flagrant : la femme s’occupe de ses enfants, les surveille, l’homme lit son journal ou regarde les autres femmes…

    Eau bruit, ça fait rêver Sophie. Comme un nom de parfum.

  • Minika

    Un peu de solitude, lorsqu’elle est choisie, permet de remettre les pendules à l’heure je trouve. Dans le sens où le temps s’arrête quand on est seul, j’ai remarqué. Ou en tous cas, il semble passer différemment.

  • Virg'

    Il y a des tristes mal fagotés seuls et des tristes mal fagotés en couple; pas mieux, pas pire. L’âge parfois (au-delà de l’usure d’une vie plus ou moins dure) donne un aspect triste/fatigué au visage alors qu’intérieurement il n’en est rien. Sinon souvent à voir combien ne rient pas alors mm que l’occasion est là, je me demande si rire n’est pas taxé et que seuls qq uns on trouvé la niche qui permet d’y échaper, une sorte de bouclier de la gaité.

  • sosso

    Mon compagnon traverse un moment difficile professionnellement. Je m’efforce de le soutenir comme je peux, d’être là. De le faire rire. On n’est pas mariés mais on essaie d’être gais tous les jours. J’aime beaucoup ce nouveau chantier. Soyons gais. En couple, ça devrait être obligatoire.

  • anne-marie

    Pas d’accord San, car que l’on soit dans une foule, un dîner entre amis ou en tête à tête, au bout du monde, dans un hôtel »club » ou dans une « auberge de jeunesse », le rire et le dialogue avec mon homme sont identiques. D’ailleurs quand il me demande chaque année où nous pourrions partir c’est invariablement la même réponse que je lui fait : où tu veux pourvu que ce soit avec toi ». Car l’amour éclaire tout cela.

  • marga

    a une amie qui s´etonne de me voir partir si souvent seule en vacances je lui disais que « j´avais rate le train », ce a quoi elle m´a repondu: « mais maintenant il y a des avions! ». ceci dit , de temps en temps je me demande si je ne deviens pas egoiste? egocentrique? et pourtant, quel plaisir d´ecouter et regarder les autres. c´est mon hobby.
    le temps est venu pour toi, Sophie, de nous montrer -enfin- ta maman. pourrais-tu nous faire confiance -et nous faire la grace- de faire sa connaissance? je trouve qu´elle a une si grande place dans ce blog. merci.

  • Cat

    J’ai la chance infinie de vivre ça, un mariage gai, à la valeur duquel, d’ailleurs, la légalisation du mariage gay (je suis belge) n’a rien enlevé, bien au contraire.
    Je suis mariée à un homme exquis, vraiment, depuis 1985 et jamais le silence ne s’est installé entre nous, sauf parfois celui si confortable de la complicité qui n’a pas besoin de mots.
    Il me fait rire, il me fait rêver, il m’a aidée à grandir (on était jeunes en 85), à vivre. Sa tolérance, sa curiosité, son ouverture aux autres, sa douceur et sa force, son talent, ses magnifiques cheveux, son rire restent chaque jour un émerveillement.
    J’hésite souvent à en parler de peur d’avoir l’air de faire la maline, ou de blesser et pourtant mon coeur est gonflé de cet homme-là depuis bientôt 29 ans.

  • Monica

    C’est drôle, Sophie, hier soir j’ai lu une interview de toi et ton amie Kéthévane à l’île Maurice. Suis tombée dessus en cherchant, j’avoue, une photo de toi et de ta maman sur le net, parce que je me demandais si tu ressemblais physiquement à ta mère (c’est bête, ces recherches qu’on fait parfois, parce qu’on se sent proche de quelqu’un).

    Je crois que le défi du couple, c’est de continuer de « se regarder ». Si je m’en fichais, je serais juste propre (avec un beau jean et des belles groles confortables quand-même;-) Mais les efforts, tout le bonus, c’est surtourt pour « le » séduire. Pour lui, je m’imagine. Il me semble qu’il fait la même chose pour moi. Après, il y a toute la vie autour, les choses dont on s’imprègne, l’indépendance préservée, la chance qu’on a, le désir de construire et de réparer quand ça ne va pas, l’humour qui donne du recul, des tas de choses. Mais essayer de rester spécial pour l’autre, ce qui a fait qu’on s’est reconnus, il me semble que c’est très important. Alors, chez nous, c’est vrai, les caleçons défraichis et les soutifs décolorés, c’est interdit.
    Pour celles que ça intéresse, le mien, je l’ai trouvé en Hollande, vivier d’hommes chouettes (mais c’était pas mon premier essai, et donc je dis qu’il faut y croire toujours…)

  • jicky

    Autoriser le mariage GAI. J’adore.
    J’ai un ami homo qui me disait (à propos de la clause de conscience): je serais un maire homo, je refuserais, en conscience, de marier certains hétéros (ben ouais, la clause de conscience, c’est pour tous, comme le mariage, non?) :-)

  • ovnusien

    Purée, et dire que j’aurais pu répondre à toutes tes questions si j’avais été sur un transat à côté du tien, et en plus en Kreol Morisien! :((((((

  • Irène

    Bonjour Sophie,

    La première partie de votre article me fait penser à moi, lorsque je suis en révision et qu’il m’arrive de ne pas parler pendant plusieurs jours, c’est très curieux d’oublier sa voix…

    Je repost naïvement ce que je vous avais écrit il y a quelques jours, me disant que vous ne l’avez peut-être pas lu puisque vous étiez en vacances.

    Aujourd’hui, je ne dénonce pas votre twin set rose (!) mais je vous demande si vous accepteriez de m’accorder quelques minutes d’ici la fin de l’année pour une interview.
    Je suis en fin de licence de lettres à la Sorbonne Nouvelle et dans le cadre d’un cours de découverte des métiers, nous devons réaliser l’interview de quelqu’un exerçant un métier qui nous intéresse et monter un dossier autour de cet échange.
    J’ai tout de suite pensé à vous, hordeuse (à une lettre près, ce mail prenait une tournure bien curieuse, ah ah)depuis…depuis longtemps! votre sensibilité me touche et votre parcours m’impressionne autant qu’il m’inspire.
    Ce serait terrible si vous aviez le temps de m’en donner un peu !

    Je vous laisse mon adresse mail irene.verlaque@live.fr en espérant avoir de vos nouvelles.

  • San

    Elles me parlent, tes questions sur le mariage en goguette, alors que mon mari et moi sommes en train de penser à notre prochain voyage.
    Et je me dis, finalement, que l’endroit où on va en vacances en dit beaucoup sur nous et sur notre couple.
    Peut-être que les gens que tu as croisés, qui ont choisi la plage et la piscine en hiver, dans un hôtel plutôt chic (j’imagine), préfèrent bronzer sans un mot plutôt que de rencontrer des gens, papoter, rigoler ? Peut-être que les gens qui adorent glousser de rire et discuter toute la journée se cachent dans les auberges de jeunesse ?
    Accessoirement, si on a passé la journée sur la plage à frire comme un beignet, on risque d’avoir moins de trucs à se dire que si on se balade, on visite, on découvre.

  • Dina

    Quelle photo sublime

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