11h00 DailyELLE > Le blog de Sophie Fontanel > Comment être un zeste de Gainsbourg ?
Le blog de Sophie Fontanel

Comment être un zeste de Gainsbourg ?

FacebookPinterestTwitterShare

Et aussi...

  • MARDI 8 JANVIER
  • quand mettre une chemise de papé?
  • DEUXIÈME JOUR DES DÉFILÉS
  • Est-ce que les USA, c’est moi ?

veste-rayure-tennis-gainsbourg-vintage

Oui, oui, je sais que NORMALEMENT, c’est Jane Birkin qu’on essaie d’être. Mais moi j’aime le côté plus anglais que nature de Serge G. Je savoure avec sensualité, chaque fois que je le vois (en photo), cette sorte d’élégance hyper codifiée que cet homme avait. Notamment, il mettait des vestes cintrées, dont une à rayures tennis, que je n’ai jamais oubliée. J’ai découvert en achetant vintage une veste similaire, que ce côté étriqué de la veste me donnait tout de suite un air de Serge. Pour être quelqu’un parfois, il suffit de lui emprunter juste un élément.

J’ai rencontré Gainsbourg quand j’étais jeune journaliste. Il recevait volontiers chez lui, dans une pièce en longueur carrelée de noir et blanc. J’avais 22 ans, ça l’amusait que je sois si jeune. Et puis, eh oui, je chantais à l’époque. Ça l’amusait aussi, ça, et ma passion pour les chansons de Marilyn Monroe. Il m’avait dit « Je m’en vais te montrer quelque chose », et j’avais dû monter avec lui à l’étage. Je suivais la veste cintrée qui me fascinait au point que je ne pensais plus à rien d’autre, alors que le couloir, je crois tendu de velours noir, ou un truc du genre, ou peint en noir, était dingue à voir. Ce qu’il voulait me montrer, c’était une photo inédite, un tirage rare : on y voyait les pieds de Marilyn… à la morgue. Lui, ça l’attendrissait au plus haut point, il regardait ces pieds si blancs comme si leur fragilité symbolisait un destin, et moi je regardais la veste de Serge, et même à un moment j’avais demandé : « C’est Saint Laurent ? » Ça l’était, bien évidemment. La mienne, de veste, n’a pas de marque, mais elle me raconte une histoire.

Fonelle d’Or décerné ce jour à vous toutes, parce que je vous entends venir à petits pas ici de nouveau chaque jour.

À demain, les adorés…

Fonelle

Ps. MilaEve, oui les pseudos ad(h)or(d)és reviennent !

Ps2. Sabcestbien, se tenir fière, belle expression.

Ps3. Laure, j’essaie d’être vraie ici. Y a pas beaucoup d’endroits où l’échange existe.

Ps4. Marga, tout un peu grand, même les rêves.

Ps5. Isis de Paname. How to be Fonelle, pipi de rire.

27
Dans la rubrique Le blog de Sophie Fontanel Suivez Fonelle sur Instagram
FacebookPinterestTwitterShare

Poster un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oui Non

13 réponses à Comment être un zeste de Gainsbourg ?

  • Cécile

    Ah Sophie, je me souviens du jour de cette interview chez Gainsbourg, et ton retour au bureau, la tête dans les étoiles…

  • ISHA

    Bonjour Fonelle !

    C’est la première fois que je fais cela (laisser un commentaire), mais je tiens à vous dire toute mon admiration – et la joie que vous me donnez ! Merci ! Merci ! Merci !

    Et quand j’ai vu que vous alliez nous écrire tous les jours, quel bonheur !

    Vous lire me fait un bien fou – d’autant plus que je me reconnais tout à fait dans votre façon de voir les choses…

    Pourtant, j’en suis sûre, nous n’avons rien en commun ! Il existe peut-être un Dieu de la Mode, bienveillant et léger, qui nous permet de communier, à partir de quelque chose d’a priori futile comme les fringues…

    Pour ma part, je me définirai comme une « yogi modeuse », et je suis fascinée de voir que vous semblez tendre aussi vers ce fabuleux équilibre entre spirituel – donc profond – et légèreté (je me trompe peut-être complètement, mais j’ai cette intuition-là…).

    (Parenthèse pour attirer votre attention sur le double sens de « spirituel », qui d’une part définit tout ce qui touche à l’Ame, et d’autre part, qu’on employe pour parler de quelqu’un qui a de l’humour….)

    Soyez bénie !

    Longue et heureuse route !

    Isha.

  • ALLIOT-CHAZAL

    Bonjour Fonelle !

    C’est la première fois que je fais cela, mais je tiens à vous dire toute mon admiration – et la joie que vous me donnez ! Merci ! Merci ! Merci !

    Et quand j’ai vu que vous alliez nous écrire tous les jours, quel bonheur !

    Vous lire me fait un bien fou – d’autant plus que je me reconnais tout à fait dans votre façon de voir les choses…

    Pourtant, j’en suis sûre, nous n’avons rien en commun ! Il existe peut-être un Dieu de la Mode, bienveillant et léger, qui nous permet de communier, à partir de quelque chose d’a priori futile comme la mode…

    Pour ma part, je me définirai une « yogi modeuse », et je suis fascinée de voir que vous semblez tendre aussi vers ce fabuleux équilibre entre spirituel – donc profond – et légèreté (je me trompe peut-être complètement, mais j’ai cette intuition-là…).

    Soyez bénie !

    Longue et heureuse route !

    Isha.

  • lilou

    Me suis aperçue récemment que la veste à rayures bien coupée ça vous sauve une silhouette. J’en ai déniché une par hasard dans une pte boutique rue de la Boétie qui fait du destockage, déjà usée à force d’être portée. Il faudrait une 2e. Pas si facile à trouver.

  • dao

    Merci Fonelle de revenir ici chaque jour c’est un beau cadeau de Noël en avance.

  • Patou

    Une veste YSL comme celle de Gainsbourg, pour être un peu Gainsbourg, j’en rêve. En attendant -de gagner au Loto?-je me contente de boire des cafes Nespresso pour avoir un air de George. Ah! On fait c’qu’on peut hein!

  • isis de paname

    Les pieds de Marylin étaient ils chaussés de Zizi ?
    Je parle de Repetto bien sûr….

  • Emmanuelle

    Sophie, faut que je vous parle. Faut surtout que je vous dise qu’éponyme veut dire : « qui donne son nom à » et pas l’inverse. Dans votre « plaidoyer pour les collants » de cette semaine, vous l’employez à l’envers en parlant de Vanessa Seward. C’est la créatrice, qui est éponyme, pas sa ligne de collants. Vous n’êtes pas la seule, d’ailleurs, Charlotte Huguet fait la même chose page 186, avec Anna Rivka. Vous aimez les chemises bien repassées, les lignes bien nettes, les tenues parfaites. Moi, je suis un peu pareille, mais avec les mots. J’aime bien qu’on les désassortisse, mais pas forcément qu’on les porte à l’envers. Bien à vous !

  • Minika

    Ah ben si ! Ça marche, dirait-on ! Je reposte donc mon com de ce matin… non mais ! Il disait : (je m’auto-cite) : « Tu as de la chance d’avoir pu trouver cette veste ! Moi ça doit faire 15 ans que j’essaie de dénicher la robe-chemise rayée de Catherine Deneuve dans le film Le Sauvage (avec Yves Montand) et je ne l’ai jamais trouvée ! Une robe blanche avec des fines rayures rouges… Je m’en suis, ô combien de fois, approchée… mais jamais je n’ai eu ce soupir de satisfaction en portant les innombrables robes-chemises rayées que j’ai achetées. Ce soupir qui veut dire : ça y est ! Je l’ai ! C’est celle-là ! Je ne sais pas pourquoi j’ai fait une fixette sur cette robe… On peut la voir là : http://www.cinemotions.com/photos-Le-Sauvage-tt2515 « 

  • Minika

    Mais pourquoi les com’ ne fonctionnent pas ? Les 287 miens (qui sont les fois où j’ai dû tenter de reposter le mien aujourd’hui) vont surgir d’un coup et ça va être une vraie boucherie !!!!! Au secours ! Fonnhelp !

  • alexa

    Ce qui frappe chez les élégants, c’est qu’ils n’ont ou plutôt ne montrent pas beaucoup de pièces mais elles sont tellement fortes qu’on ne les oublie pas comme la veste de Serge, le pardessus de Garbo…ou la chemise bleu grec de Fonellle!! Mais alors comment trouver l’inoubliable?

  • Murielle

    Tu en as eu de la chance de le rencontrer.
    Trés Gainsbourg aussi, ses jeans aux ourlets simplement découpés aux ciseaux et ses pieds nus dans les Repetto.

  • Ma Li An

    c’est bizarre cette scène n’est pas dans le film de Joan Sfar :D

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • 31