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Le blog de Sophie Fontanel

Comment faire une non demande en mariage ?

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Et aussi...

  • MARDI 9 OCTOBRE
  • 12 janvier 2010: qui connaît la théorie des détails « non »?
  • à quoi penser en premier en automne?
  • MERCREDI 1 OCTOBRE

Je ne me suis jamais mariée. Quelqu’un voulait m’épouser avec insistance, il y a une vingtaine d’années. Mais je ne me voyais pas dans une salle de mairie avec ma famille dans mon dos, et la robe ridicule et les bises et tout ça. Ça me faisait fuir. Et j’ai pu me construire sur cette liberté que je prenais. Mais ce que je voudrais dire, c’est que j’ai juste eu cette chance primordiale : le choix de me marier ou pas. Et je comprends que les homosexuels veuillent le droit de se marier, y compris pour peut-être ne pas l’utiliser. Comme moi.

J’ai été élevée avec cette chanson de Brassens, on l’écoutait tellement en boucle à la maison qu’un jour j’ai demandé à ma mère pourquoi elle s’était mariée si elle écoutait tant cette chanson. Et elle m’a dit : « Ça avait de l’allure, sur le coup ». Je comprends que les homosexuels veuillent le droit de se marier.

Ensuite, malgré cette chanson avec laquelle j’avais grandi, malgré mon allergie aux cérémonies de mariage, malgré même les divorces autour de moi, j’ai commencé à penser à un mariage idéal, une promesse entre moi et l’amour, un acte, un acte qui, parce qu’il était fou, était splendide. Je comprends que les homosexuels veuillent le droit de se marier.

J’avais une collègue, dans les années 90, elle s’était mariée en secret, ou disons en toute toute discrétion, et elle jubilait de se savoir liée, aussi concrètement, sans que personne ne sache. Elle m’a fait aimer le mariage. Il n’y a pas qu’une seule sorte de mariage. On peut essayer d’inventer quelque chose. Je comprends que les homosexuels veuillent le droit de se marier.

Une fois que ce sera une chose courante, beaucoup prendront des libertés par rapport à ce droit, à cette nouvelle norme. Ils feront comme moi. Comme moi, ils connaîtront la chance et la grande fatalité d’avoir le choix.

Pour chanter la chanson de Brassens, pour faire cette extraordinaire déclaration d’amour, peut-être la plus belle au monde, il faut avoir le droit de se marier.

Fonelle d’Or décerné ce jour à Maelou qui m’apprend que mon bleu préféré s’appelle « Le bleu de Vincennes ».

À mardi, les adorés…

Fonelle

Ps. Murielle, je vais me jeter sur les becs de perroquet. Je me comprends.

Ps2. Catel, je me plante, mais je m’arrose pas (sur la photo de l’autre fois, je veux dire).

Ps3. Bruce, « Pour faire une table, il faut une fleur », oh…

Ps4. Cécilie, Pomme-pomme-pomme, Beethoven et la musique du pommier !!!!

Ps5. So, le fleuriste qui met « créateur », faut fuir !

Ps6. Docteur Agab, « les derniers seront les pommiers!!!!!!!! ».

 

 

brassens la non demande en mariage

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41 réponses à Comment faire une non demande en mariage ?

  • Maëlle

    Merci pour ces mots qui sont la parfaite expression de ce que je ressens… Moi je rêverais d’une non-demande en mariage, je trouve que cela est follement romantique (moi qui n’en suis pas une). Encore merci, c’est beau, c’est simple, c’est ça…

  • Ondine

    Je comprends ce désir d’avoir le droit de se marier pour peut-être ne pas l’utiliser.
    Mais je comprends surtout l’envie de se marier vraiment.
    C’est tellement marrant de se marier ! On fait une super teuf, c’est super joyeux.
    La dernière fois, je me suis retrouvée à 5 heures du matin, des baskets avec ma robe de mariée, le balai à la main pour déblayer (un peu) la salle des fêtes… Trop lol, quoi : un de mes meilleurs souvenirs.
    C’était quand même mon 3ème mariage. C’est clair que j’adore ça !

  • Monica

    Ma cousine, chez moi un dimanche avec son amie. C’est encore le début de leur histoire, envie de s’embrasser sur le chemin, de se toucher la cuisse à table, même pas encore la première dispute. On déjeune du wok de mon homme, on fait une longue promenade dans la forêt, elles se tiennent la main. On rattrappe un peu le temps perdu, on rigole avec les garçons, mes fils de 13 et 11 ans qui expliquent tous les avantages de l’ipad. Et puis, ma cousine, au détour de la conversation, me dit que c’est la première fois, de toute sa vie, qu’elle est simplement bien en famille. Que chez ses parents, ses frères, c’est impossible. Elle a 44 ans, ma cousine.
    Est-ce qu’on y pense aussi à la souffrance que ça implique, tout ça?

  • Delphine R

    Drapeau Blanc, je viens de lire votre commentaire qui me touche au plus haut point.
    L’humain est complexe, le conscient est complexe, l’inconscient est complexe.
    Ce qui est un fait, c’est que la société évolue, cahin caha et on ne peut plus la considérer comme autrefois: la différence en fait sa richesse et sa complexité.
    Au milieu de tout cela, il faut que chacun puisse y trouver sa place, il faut écouter tout le monde et prendre conscience qu’il n’y a pas un modèle unique de société.
    Il faut un socle commun égalitaire puis trouver des solutions pour toutes les différences d’êtres, de vie, de choix de vie, d’évidences de vie.
    Il faut inventer avec le plus d’intelligence possible: rien ne sera parfait mais essayer au moins d’apporter des réponses à chacun.
    Par exemple, dans le cas d’un don anonyme de sperme ou d’ovocyte: les désirs de l’enfant de connaître ses origines comme celui du parent de rester anonyme sont éminemment compréhensible et respectable.
    Alors peut être pourrait-on imaginer un sorte de « livre d’or », de témoignage du parent qui expliquerait simplement son histoire, d’où il vient, pourquoi il fait ce choix de donner, qui il est et dans le qui il est, je ne parle pas ici d’état civil mais de la personne intérieure. Il serait aidé par un psychologue au moment où il s’inscrit en tant que donneur pour rédiger ce petit texte qui un jour pourrait être remis à l’enfant qui le souhaite.
    l’anonymat serait préservé mais l’enfant pourrait connaître un peu d’où il vient.
    Chacun fait un pas vers l’autre.
    C’est une réflexion avec toutes les réserves qu’elle peut susciter mais cela peut être une base …

  • Delphine R

    Lisant votre billet, je me souviens d’une conversation avec une amie… nous parlions d’amour, de couple, d’expression des sentiments… des personnes qui ont du mal à montrer à l’autre leur amour … elle raconta alors qu’un jour se promenant aux tuileries avec son amoureuse, elle avait eu envie de lui prendre la main, au détour d’une allée de l’embrasser mais elle s’était retenue… parce qu’elle est une femme et que son amoureuse aussi…Pour éviter les regards, les réflexions, les éventuels reproches voire attaques de ceux qui se disent être la normalité.
    Elle n’avait juste pas le droit de montrer son amour en public, cet amour était réservé à la sphère privée… comme s’il était à cacher, comme si c’était mal.
    En l’écoutant c’est moi qui ai eu mal.
    Mal de la savoir privée du simple bonheur d’aimer et de pouvoir le vivre comme la majorité d’entre nous: sans se poser de question, sans craindre les regards.
    Mal de mon impuissance, mal des jugements optus et inhumains. Bêtes, sans discernement, sans intelligence.
    Les mêmes qui aujourd’hui se cachent derrière une soi-disant protection des enfants à venir mais oublient ceux qui existent aujourd’hui et à qui ils disent qu’ils ne sont pas normaux parce qu’ils vivent avec 2 hommes ou 2 femmes, à qui ils refusent la protection juridique et sociale à laquelle ils ont droit et qui leur serait acquise par le mariage des adultes qui s’aiment et qui prennent soin d’eux, qui les élèvent, les éduquent, les aiment et qui constituent LEUR famille.

    Carole, votre témoignage décrit la vraie vie, vous parlez avec bienveillance et intelligence, avec bon sens.

    Etre libre, c’est avoir le choix.
    Au xxi eme siècle, avec tout ce que l’histoire doit nous avoir appris, on ne peut accepter que des personnes soient encore privées de cette plus élémentaire liberté d’exister.

  • Café liégeois

    La notion de couple n’a cessé d’évoluer, avec elle la notion de genre, du mariage, de l’enfance et de la normalité,…. Alors, comment peut-on savoir ce qui est bon pour l’un ou pour l’autre… Tant qu’il y a de l’amour et de la bienveillance, chaque couple, chaque famille, quels qu’ils soient… a une légitimité. Ne pas tant regarder la forme, …

  • claire BL

    à nous relire des jours après , je trouve que l’on est super et que l’on honore notre soeur Sophie !!!
    Que ces réponses sont intelligentes , douces, respectueuses mais aussi intimes et intimistes .
    MERCI SOPHIE
    Quand on voit ton parcours , tes amis, tes amours , on mesure la chance que l’on a que tu veuilles nous communiquer tes questionnements , tes joies , tes peines , tes enthousiasmes
    Tu es EPATANTE

  • Carole

    Voilà un sujet qui me parle au plus haut point, à moi qui ai le choix de me marier ou non, à moi qui ai recours à la PMA depuis 2 ans et ce sans succès… Toutes ces questions de filiation, nous nous les sommes posées avec mon amoureux:
    Voulons-nous un enfant? Oui, nous le voulons.
    Voulons-nous un enfant au point d’envisager un recours à la PMA? Oui, nous le voulons.
    Voulons-nous un enfant même si biologiquement le point de départ de cet enfant sera issu des ovocytes d’une autre? Oui, nous le voulons.
    Je prends cette chance que m’offre la médecine et la loi pour faire de moi peut-être un jour une mère, et ce malgré toutes les questions d’éthique qui nous taraudent…Si cet enfant vient, il saura tout de son histoire, tout des informations que nous serons en mesure de lui apporter. Les questions de levée d’anonymat sur les donneuses auront peut-être changé alors, et s’il me claque la porte de sa chambre un soir de colère adolescente en me disant « toute façon t’es même pas ma mère! » j’espère avoir la patience d’attendre que sa colère retombe pour lui rappeler que, si, c’est bien moi sa mère (et si ce soir là je ne suis pas patiente et bien il entendra parler du pays comme dans n’importe quel foyer!!!).
    Prenons les chances que nous donne la société dans laquelle nous vivons pour voir les choses évoluer et avancer. Il y a 40 ans, on m’aurait dit que je ne pourrais pas avoir d’enfant et qu’il faudrait que je m’y fasse…Si j’ai la chance aujourd’hui de pouvoir contourner la fatalité, pourquoi pas d’autres?
    Enfin, pour célébrer tout ça, avec mon amoureux (bah oui, on a aussi le droit de célébrer les échecs de la médecine!) on a décidé de se marier l’année prochaine, très simplement, avec nos amis proches et nos familles, chez nous, dans le jardin de notre maison, un après-midi d’été, parce qu’on en a envie, parce qu’on a le choix, parce qu’on est libre de le faire…
    Alors, gai, gai, marions-nous!

  • emilie

    et aussi , mes excuses pour le hors sujet à propos des futiles bottines, bravo pour l’article ci-dessus que je viens de lire du coup et qui m’arrange bien car c’est exactement ça que j’ai envie de dire quand on me demande si je suis pour ou contre, sauf que c’est pas si émouvant quand j’essaye d’expliquer moi. Donc MERCI

  • emilie

    Chère Sophie,
    je n’ai pas trouvé où vous écrire (et je n’ai pas trop trop cherché car je trépigne), juste pour vous dire que vous êtes un super génie. Les bottines bizarres que vous montriez dans Elle il y a des semaines (ou des mois? celles en toile noire avec une semelle de corde et un talon pas trop haut ni fin) sont là, dans ce film mis en ligne hier sur Chanel news!!!
    Je vois bien que ce ne sont pas exactement les mêmes mais j’ai envie de croire que vous les avez prêtées à Karl Lagerfeld :)
    Avec ma vénération absolue,
    Emilie.

  • so

    Lilou et Drapeau Blanc, je vous invite à écouter Elisabeth Badinter http://www.youtube.com/watch?v=1zSqqrSofWA&feature=player_embedded

  • lilou

    Le débat est beaucoup plus large que votre billet Sophie. Il pose des questions bien plus vastes et préoccupantes que la simple reconnaissance des homosexuels. Le coeur du débat c’est notamment l’enfant, et l’éthique. Tellement égoïste de vouloir l’égalité à tout prix sans penser aux enfants qui se retrouveront dans ces situations. On ne peut pas faire n’importe quoi sous prétexte de la modernité. Entièrement d’accord avec Drapeau Blanc.

  • jicky

    Je suis également d’accord avec Drapeau Blanc pour dire que la question des origines taraude toujours. Raison pour laquelle, à titre personnel, le don de gamètes me pose un gros pb, par exemple: je suis contre le fait que l’enfant n’ait pas le droit de connaître le donneur (parce que fatalement ça va le poursuivre), MAIS je suis contre le fait que le donneur (ou la donneuse) ait ses fils/filles qui viennent frapper à sa porte pour la connaître. Bref, à mes yeux, c’est insoluble. Et ce débat va en effet au-delà de la polémique « mariage homo », ça n’a même rien à voir puisque tout le monde peut être concerné

  • Drapeau blanc

    C’est marrant ton billet, par le retour scandé de je comprends que les homosexuels veuillent le droit de se marier, m’a rappelé en écho le moi président de la république je ferais…. de François Hollande lors du débat télévisé avec Sarkozy;-)
    Je suis en osmose avec ce que tu dis et les discours d’exclusion ne sont pas et ne seront jamais une voie ( voix) intelligente. Cependant, je me sens un peu affolée par la très lourde question de la filiation que sous-tend ce  » débat », qui n’en est pas un. Puisque personne ne s’ecoute au fond. Pour les couples homos comme pour les couples hétérosexuels qui ne peuvent pas procréer, se pose la question de la pma ou de l’adoption. J’ai été adoptée par un homme et une femme qui m’ont aimée. Mais je peux vous le garantir à tous, même dans une famille aimante, la question des origines taraude toujours un enfant. Toujours. Qui sont mes vrais parents? D’où je viens? À qui je ressemble? Quel aurait été ma vie si j’avais atterri ailleurs? Pourquoi cette famille là? Pourquoi ma mère m’a abandonnée? Etc…
    Avec les difficultés de construction de soi qui en découlent… Alors je n’ose même pas imaginer si on m’avait dit, tu viens d’un utérus artificiel, on a choisi le sperme d’un homme QI 170, musclé et un ovule de top modèle, études supérieures, état de santé parfait. Nous t’avons choisie sur catalogue. Il y avait des promos sur la race caucasienne…..
    Je Georges Orwellise un peu le trait mais je voudrais aussi que dans ce débat d’adultes qui clament leurs droits de part et d’autre, ( les uns à etre normalisés, les autres à etre reconnus comme seule norme valide) on n’oublie pas qu’on a aussi des devoirs. Et notamment celui de ne pas considérer à terme l’enfant comme un « droit » ( homos et hétéros). Parce qu’il y a mille manière d’être fécond et de rendre l’amour fécond sans enfant.
    J’espère ne choquer personne et si c’était le cas je m’en excuse. Je crois que les droits ne sont rien sans les devoirs qui les contrebalancent. A commencer pour tous par respecter la différence qui est une vraie richesse.

  • Virg'

    Le « vrai » débat n’est-il pas tant pas sur le mariage mais sur la filiation, la pma, la gpa ? qui concernent hétéro comme homo, ce projet de loi via le mariage homo a mis le doigt sur des questions qui ont besoin d’être débattues de façon bp plus large qu’uniquement via ce prisme, nous sommes tous concernés, les couples infertiles, les célibataires hétéro qui souhaitent des enfants…Nos vies et les possibilités ont évoluées beaucoup plus vite que les lois et ce projet ne peut pas proposer le mariage et limiter la création d’une famille qui de fait existe déjà dans bien des cas…ni ignorer que les homo ne sont pas les seuls concernés par ces « nouvelles » formes de filiation, de famille. N’y a t-il pas là hypocrisie ou maladresse du gouvernement ? Sinon oui à l’amour…pour toujours hein ?

  • Cécilie

    @San : je suis bien d’accord avec toi. En fait, comme je l’ai écrit, je trouve les arguments de chaque camp assez justes. Et pour ma part, la balance est à l’équilibre. Néanmoins, je ne fais partie d’aucun de ces camps. J’essaie de rester ouverte et d’entendre, de ne pas me laisser influencer. Mais vraiment, je n’ai pas d’avis. Est-ce qu’au centre ce n’est pas avoir d’avis ?!!!

  • San

    @ Cécilie : Je ne pense qu’il s’agisse de faiblesse. C’est la première condition au débat, d’être assez ouvert pour écouter / entendre ce que dit l’autre, et d’admettre quand ses arguments sont justes.
    Je crois que dans ce débat précis, c’est dur de s’entendre car d’un côté on parle d’amour (et là tout est simple), et de l’autre, de ce qui fait un bon parent (et là personne n’a la réponse) et plus largement de la famille idéale (qui n’existe pas).

  • Minika

    C’est marrant cette photo de Brassens. J’osais pas le dire (parce qu’on ne sait jamais si les comparaisons font plaisir ou non) mais je trouvais que ton oncle sur la photo, l’autre fois, ressemblait à Brassens… Moi aussi j’ai grandi avec certaines chansons de Brassens. C’est beau quand, en plus de nos parents, les chansons nous élèvent

  • Cécilie

    Quand même, je veux le dire, je suis mariée. Et ça fait un petit moment même. Plus de 10 ans, je sais plus exactement car ce n’est pas l’important.
    L’important c’est le premier baiser échangé. Il y a bientôt 17 ans. Wahou ! Presque l’âge qu’on avait. A vos calculettes : aujourd’hui, je suis dans ma 37ème année.
    Ensuite, tout est allé de « soie ». On s’est marié parce que chez nous, c’est comme ça qu’on fait. Et comme on s’aime vraiment, on a laissé faire. A la mairie et à l’Eglise.

     » Mon bien aimé est à moi, et moi à lui » Le cantique des cantiques. C’est surtout un poème, plus qu’une bible castratrice.
    L’important c’est que ça n’a rien changé. L’inconscience du moment est toujours là. Elle est aussi dans les chaussettes qui trainent, et les vêtements en boule.

    Pour l’homosexualité je ne sais pas. J’avoue que je suis faible et que après l’avoir écouté, chaque camp m’a convaincu. Alors je ne me prononce pas.
    Est-ce mal pour autant ? L’important, c’est qu’ils s’aiment. Le reste, je ne sais pas.
    Ouille ouille ouile, je sens les petits cailloux me piquer la peau !!!

    Je fais mon coming-out sur « j’ai pas d’avis sur la question ». Et j’ai hésité à le faire ici, alors que le ELLE entier est pour. Sorry Angels…

  • Philippe

    Ici en Belgique, ça fait 10 ans que j’ai le droit de me marier avec un autre homme. Je ne l’ai jamais fait parce que le mariage, ce n’est pas trop mon truc. Mais j’aime savoir que je pourrais le faire le jour où je changerais d’avis.
    Depuis des mois, je suis forcé de constater que rien n’est acquis. Je suis effaré par les messages de haine « décomplexée » qui viennent de France, pays que j’aime puisque né de mère française. Quelle violence je prends dans la tronche quasi tous les jours quand je regarde la télé, lis les journaux ou m’égare sur des forums online. C’est dire si votre billet (doux) sur le sujet me fait plaisir par son empathie. Merci infiniment. Et n’hésitez pas à venir nous rejoindre dans les rues de Paris le 27.

  • Ode

    Comme c’est bien dit.
    The secret mariage de Sting est bien aussi.

  • Diceppo

    Merci sophie,comme d’habitude,votre post est un petit miracle de subtilité et de délicatesse et il reflète bien ce que le mariage pour tous veut dire et pourquoi il est tellement attendu…
    Moi, je me suis mariée par amour assez jeune et mon amoureux est toujours mon mari (et réciproquement).Par contre le mariage pour moi signifiait le début d une aventure un peu folle, un acte hautement romantique. J ´ai donc vécu ce jour là de manière complètement insouciante et pleine de gaieté… Je ne peux pas en dire autant de mon amoureux qui lui était stressé , assommé par l’image définitive du mariage que lui avait renvoyée ses parents. Il était tétanisé mon pauvre chéri…Mais cela n’a rien enlevé à la gaieté de cette journée passée dans une petite église de montagne au milieu des vaches….la journée a passé très vite et l ´aventure a commencé.

  • isa du moun

    Pareil, nous sommes mariés avec deux témoins et demie (une petite Eva en préparation). Après une partie de la famille est contente: pas de tenue, de cadeau, de dépenses. Et une autre partie de la famille fait la gueule. Fait toujours la gueule d’ailleurs!
    Vive le mariage ou pas pour tous!

  • K

    Pour ceux, qui comme moi, n’ont pas le talent de Sophie Fontanel, n’oubliez pas que 1 affiche vaut 1.000 mots

    http://www.affichespourtous.fr/

  • jicky

    J’ai un copain homo qui m’a dit, fort justement (agacé par ces manifs nauséabondes, anti mariage homo, et surtout, par la logique absurde de la « liberté de conscience » – y a une loi, ou y en n’a pas, quoi, mince): « je serais maire (Delanoe, genre…), pour protester contre ces manifs, je ferais valoir ma « liberté de conscience »: je refuserais de marier des couples hétéros ».

  • ally

    Le jour où il n’y a plus eu de raison, plus d’intérêt, plus de pression, alors nous nous sommes mariés, il y avait du sens. Nous étions 9, en comptant les mariés et leurs trois enfants, et ce ne fut que de la joie, que de la joie.
    Et j’ai pensé à mes copines qui avaient pleuré le jour de leur mariage, tellement elles étaient stressées, et à celles dont la mère critiquait le traiteur, et aussi à une amie, qui voulait tout lâcher parce qu’on leur enlevait ce jour si précieux, à son mari et elle.

    Désolée de raconter mon mariage, ce n’est pas le lieu, mais je souhaite à tous la liberté que j’ai eu de choisir de ne pas me marier, puis de le faire.
    Je pense à ceux qui ne peuvent pas, et aussi à ma mère, qui y a été obligée (l’époque… ).

    Votre message vaut tous les débats et beaucoup de manifs!

  • San

    Oui !
    Le mariage, pour tous ceux qui s’aiment et qui le veulent, ça devrait être une évidence.

    Se marier, pour moi, c’est décider et se promettre de s’aimer toute la vie, quoi qu’il arrive, et contre toute raison et tout sens commun – parce que, c’est vrai, l’amour ça ne se décide pas. Et quand on trouve quelqu’un qui est prêt à y croire avec nous, c’est déjà un tel bonheur, un tel miracle presque, qu’on devrait pouvoir partager cette joie et l’officialiser si ça nous chante.

  • claire BL

    merci Fonelle c’est tellement plein de douceur et d’émotion et toujours sur la pointe des pieds en prenant ton propre exemple pour ne pas paraitre sentencieuse!!!
    Cette histoire de mariage est folle (grande folle …. disent certains ) en fait c’est comme la vie privée , le mariage : c’est un choix INTIME et cela ne regarde personne, cela ne nous regarde pas , nous ne pouvons être pris à témoin que du bonheur des gens et de leur envie de le partager ou non.
    On parle de convention mais on ne devrait pas .
    Moi je ne comprends même pas qu’à partir du moment où l’on fait un bout de chemin ensemble,on ne parle pas mariage;
    ainsi nous serions comme les stars avec un , deux, trois, quatre et plus de maris ou de femmes si cela nous chante.
    Et dans notre biographie cela ferait vraiment plus classe d’annoncer notre nombre d’unions plutôt que notre nombre de « liaisons ».

  • Cécilie

    Sur la pochette, il y a aussi « la fessée ». C’est avant ou après la non demande en mariage ?

  • Murielle

    Pour le Ps :-)

    Je suis pour la liberté de mariage ou non pour tous
    Je voudrais me marier mais mon homme ne veut pas…mais justement je rêve d’un mariage dans le secret, rien que nous deux à la mairie…

  • Miss Nahn

    Le mariage ne se vit pas, il se danse, alors oui il y a une infinité de mariages, y compris le non-mariage.
    Et oui, tout le monde a droit à cette magnifique liberté de se marier. Ou pas.
    Merci chère Sophie pour ce billet si plein d’Amour.

  • Cat

    La liberté de choisir est essentielle et vous le dites si joliment.
    Malgré la légalisation du mariage pour tous en Belgique, aucun de mes copains ou amis homos ne se sont mariés depuis. Et peu de mes amis hétéros le sont.
    Je le suis, mariée, parce qu’il y avait eu beaucoup d’hommes avant et que je voulais qu’il soit mon seul mari. Chacun ses choix, ses raisons, ses envies…

  • pimpi

    Moi peut-être quand je serai vieille, une fête d’enfer avec des babas qui dépotent (mes copines) et des pépés qui péteront le feu (les actuels, les prochains, les putatifs).

  • Sabcestbien

    Merci pour cette belle poésie qui remets en place la liberté de chacun.
    A quoi ça sert de refuser un droit qu’on a aux autres ? à part assujetir et asservir ces autres qu’on considère non égaux à soi ?
    la vraie liberté c’est aussi respecter les autres et leur laisser effectivement le choix.
    mon homme était et meme est toujours plutot contre le mariage enfin il dit que ça apporte rien à la fusion du couple et que ça n’a rien à voire avec l’Amour.
    d’un coté je suis d’accord mais moi je voyais ça comme une preuve d’amour.
    la mienne de preuve d’amour à été d’accepter son point de vu et d’accepter de ne pas me marier avec lui…
    s’il me le demandait maintenant, au bout de 15 ans de vie commune, je verrais plus finalement trop l’interet alors avait-il raison ? oui mais moi aussi.

  • Lanta

    Avoir le choix de se marier, c’est aussi avoir le choix de divorcer, de décider de NE PAS faire d’enfant, de tout recommencer, un jour.
    La liberté naît du choix. C’est ce qui en fait son délicieux vertige…

  • Monica

    Okkkk, c’est ma chanson préférée de Brassens. Mais c’est du « wishful thinking » purée! La routine de la vie à deux, marié ou pas, bon dieu, ça existe, et ce n’est pas que noir, noir, noir. Il y a une douceur à venir s’asseoir près de l’être aimé pour boire son café le matin. Marre qu’on tourne tout au drame dans cette aventure folle qu’est le choix de partager sa vie avec quelqu’un dans la même maison. Il y a aussi, souvent, une joie magnifique d’être unis. J’ai connu une période terrible avec mon mari il y a 3 ans, nous avons failli nous quitter. Comme je suis heureuse que nous ne l’ayions pas faits, que nous soyons allés voir à deux quelqu’un pour nous aider. Parce qu’aujourd ‘hui j’affirme sans honte que cette corde au cou que je porte, je la porte comme un collier de diamants et de fleurs des champs et je me sens la plus chanceuse du monde. Et je me sens libre, et je me sens forte. Vive l’amour pour tous!

  • Joce

    Juste parfait.
    Merci Sophie Fontanel.

  • Abelle

    Oh que ça fait du bien d’entendre ce son de cloche. Je suis gênée depuis le début, moi non plus je ne suis pas fana du mariage, mais quelle chance d’avoir le choix, et c’est si bien dit.

  • Jade

    Me fiche les larmes aux yeux.
    Merci.

  • Marie de la

    Fonelle, ça me prend aux tripes ce que vous avez écrit là, et ça fait un bien fou.

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