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La notoriété est-elle à souhaiter ?

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fille entièrement en jean de perfect sixty nine opneing ceremony 2012

J’utilise cette magnifique image diffusée par Opening Ceremony pour la marque Perfect Sixty Nine, afin de parler aujourd’hui de l’anonymat. J’entendais une gamine, ce week-end, dire à quel point elle voulait être connue. Elle me demandait si je connaissais des gens connus. Et elle me demandait comment sont les gens « connus », en vrai ? Et je me souvenais de moi, à son âge, fascinée devant les vedettes.

Je sais que tout ça est bien banal. Mais de là où je suis aujourd’hui, je vois les deux vallées, la vallée des anonymes et la vallée des gens connus, et j’ai ma petite idée. Quelle fatalité, la notoriété. Seuls les gens connus capables d’oublier leur notoriété sont intéressants. Et dans ce cas ils deviennent alors enfin comme nous : ils courent après l’anonymat. Parce que l’anonymat, c’est la liberté. L’anonymat, c’est ce qui permet de suivre un autre anonyme, un soir. C’est ce qui fait partir de zéro, qui oblige à connaître. C’est l’anonymat qui fait lire les visages. On projette des choses sur les gens célèbres. On tombe à côté, tout le temps. La solitude de la personne célèbre, c’est ça : l’idée qu’on se fait d’elle. En plus, pour être bien sûre de ne pas être vraiment découverte, la personne connue se protège, se protège, se protège, très vite elle a des hyènes qui l’isolent encore plus et font barrage entre elle et le monde, très vite elle a peur de l’humour, très vite elle a peur du regard des autres, elle qui vit de ça, et elle ne comprend pas qu’on ne l’aime pas alors que nous tous, on est juste sciés d’être aimés.

Je t’en supplie, gamine adorable, ne rêve pas de notoriété.

Fonelle d’Or décerné ce jour à Sabcestbien qui dit qu’on ne va pas s’enterrer avec notre argent. Ok, je file faire des courses…

À jeudi, les adorés…

Fonelle

Ps. Patou, Patoi c’est un beau nom aussi.

Ps2. Icimilan, tout ce qu’on voit sur Lauren Hutton, on le veut, c’est bien le souci.

Ps3. Val de Bruxelles, c’est pas parce que je mets un chapeau d’été qu’il fait chaud. Ça c’est ma folie personnelle.

Ps4. Laetitia, ton banquier dépassé par Zara, j’aime beaucoup.

Ps5. Alllllllllly, tu m’as confondue avec LLLLLLLaureeeennnn Huttotototnnnntttttonn je ttttt’aimmmmmmmeu !

 

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29 réponses à La notoriété est-elle à souhaiter ?

  • Ma Li Ann

    j’aime beaucoup une formule de Zazie piquée à Cabrel “Il faut faire des stages de réinsertion dans un monde normal de temps en temps, à l’étranger  » ; cela fonctionne pour les vedettes non internationales, les Madonna et autres: je les plains.

    le pire: politique = connu + powerfull

  • claire BL

    j’aime vous lire les unes , les autres, avec un jour de décalage, vous (Fonelle en tête)êtes des gens vraiment bien, et pour moi vous êtes mes « vedettes » , sans pour autant vouloir voir vos vies étalées à la tête des journaux people, et j’adore réfléchir à ce que l’article a suscité en vous.
    Cet article et vos réflexions me touchent au plus profond , car je viens de prendre un virage dans ma vie qui lui correspond .
    De par mon métier , ma réussite à l’exercer, et de ma personnalité , j’étais à mon petit niveau en train de devenir quelqu’un de connu et reconnu (dans « mes  » rues) et on me rapportais des « choses « sur ce que j’aurais fait, dites ou vouloir faire.
    J’ai compris que ce métier en lui même générait cette « reconnaissance ».
    Mais bien entendu comme souvent ,ce choix de l’exercer,avait été fait pour des raisons familiales .Pour être « reconnue « de mes parents , parce qu’eux n’avaient pu le faire ect ect., pour pouvoir leur faire bénéficier de mes connaissances et les protéger.
    Mais cela obtenu,le prix à payer d’y être parvenue et de devenir un « notable »était exorbitant .
    Ce prix c’est « la méchanceté » et  » la jalousie » des autres et il est insupportable .
    Alors j’ai mis les pouces , j’ai déménagé (pour vivre heureux vivons cachés), et cherche à exercer « mon art » autrement, en sacrifiant un certain niveau de vie(permis par cette réussite )et ce doux frisson d’être célèbre à mon petit niveau.
    La célébrité est un monstre et on risque d’y sacrifier sa vie personnelle : son conjoint , ses enfants , ses amis.
    Ceux qui le reste (célèbres) sont si souvent ,malheureux et solitaires ,vivant par substitution et avec des substitutifs( drogues, alcool)que l’on ne peut les envier.
    Les exemples de réussite tels que ta copine Inès ou tels qu’Anna Galvada, qui gèrent leur célébrité sans ostentation et renoncement à leur gentillesse et simplicité sont trop rares et tiennent là sans doute à un travail sur elles même pour y être parvenues .
    Les « enfants » qui rêvent de célébrité le sont soit pour des raisons enfantine :comme cette enfant adoptée ;ou infantile :mercantilisme , paresse , bêtise .
    Tout dans notre société inégalitaire de consommation et d’image les poussent à cela, et qu’il est dur d’être parents à notre époque , d’enfants privilégiés.
    Car c’est de cela aussi que l’on parle ici, que reste il comme rêves à des enfants qui ont tout?

  • nila

    Les 5 derniers posts m’ont beaucoup touchés..
    J’écris plus beaucoup mais je suis là, faisant toujours partie de la horde anonyme et silencieuse.
    Il m’a fallu très longtemps avant de pouvoir laisser un commentaire que ce soit ici ou sur le précédent blog de fonelle. Même avec un pseudo.
    J’ai jamais voulu être une princesse quand j’étais gamine, ni Cendrillon ,ni la Belle au Bois Dormant ,ni Blanche Neige ne me faisait rêver.
    Moi je voulais être une fée.
    Je préférai être en coulisses plutôt que sur les planches.
    un besoin fou d’indépendance et de liberté.

  • laprincesseaupetitpoids

    Comme c’est bizarre comme c’est étrange j’y pensais récemment et je me suis dit que non je ne voudrais pas être connue c’est trop compliqué on ne peut vivre normalement ….vous en parlez très bien Fonelle…
    moi je suis connue de mon hameau et c’est déjà trop …

  • Josy

    Moi, ma fille, quand elle etait petite, m’a toujours dit qu’elle voulait etre connue. c’etait son idee fixe. J’ai trouve ca bizarre jusqu’au jour ou je me suis rappelle que je l’avais adoptee… et que j’ai compris qu’elle voulait etre connue… de sa mere…

  • objectiflune

    J’aimais bien ce que je lisais de Clarika un jour… Elle disait, ma notoriété, là, c’est juste bien : un boulot de chanteuse qui lui permet de faire ce qu’elle aime, d’évoluer, de faire des concerts, de vivre quand même des choses incroyables… Mais « juste bien », là, pas plus. Je crois sincèrement qu’elle ne cherche pas plus malgré ses chansons superbes.
    Le bon dosage, un peu comme Fonelle. Le boulot qui permet la créativité, la reconnaissance et surtout la liberté. Quel luxe !

  • Choupidou

    J’adore le PS 5 après ce texte :)

  • Patou Patoi

    Être connu sans être reconnu, cela me semble un bon compromis.
    Un écrivain peut être admiré, il peut inspirer, soulager les âmes , mais il peut aller acheter sa baguette en jogging si ça lui chante sans figurer dans la rubrique « fashion police » ou « fashion faux pas ». Il peut même acheter une maison en Belgique sans qu’on lui jette des pierres …

  • isa du moun

    Pareil que « Sabcestbien »: isa du moun est plus connue que moi, pourtant quelque part, c’est moi.
    Il m’arrive de dire que c’est moi, et là, parfois ça vire à l’étrange, des gens qui crient « aaaaaaahhh mais c’est toi isa du moun, je te lis tous les 15 jours ».
    Alors oui, un bon pseudo, c’est chouette.
    Mais vouloir être célèbre quand on est jeune, c’est comme vouloir être maîtresse ou vétérinaire dans ma jeunesse, non?
    Après, pourquoi les gens sont célèbre, ou connus… mystère!
    Sur une couv de mag à « scandales » j’ai lu qu’Untel avait été condamné pour violation de sa vie privée… je ne sais même pas de qui il s’agit…

  • Lobe

    Moi je te cherche dans la rue parfois, je souhaite tellement saisir pour quelques secondes ton énergie, ton visage, ton toi (et tout ce que j’y projette) sans écran interposé.
    C’est sans doute ça la notoriété, ce qui autorise tout un(e) chacun(e) à croire que l’on connait l’objet du désir. Embrouillamini insoluble dans la phrase précédente.

  • Laeti Plouf

    Beau sujet de philo !!! et bien traité… merci

  • NATH

    Et bien je crois , que moi , j’ai décidé un jour d’être ma propre vedette … je suis la star de ma vie : j’ai des admirateurs (mon mari , mes enfants et quelques amis…) et ce qui est très pratique , c’est qu’il ne cristallise rien du tout sur moi , car ils me connaissent bien !
    je peins , et ce qui compte c’est le regard de ceux que j’aime sur mon travail … j’ai toujours un peu peur du regard des autres , il peut donner le tourni : c’est ça la notoriété , c’est le tourni

  • mina

     » L’anonymat, c’est ce qui permet de suivre un autre anonyme, un soir. »

    j’ai trouvé mon mot d’excuse, merci fonfon!

  • pimpi

    le 1/4 d’heure de célébrité de Warhol: pour en faire quoi ? je n’ai toujours pas compris le but.
    Ils sont des foules à le rechercher, par la télé, internet, twitter (vous avez vu les PP des ados?). Des présentations de produits!
    Et, puis, visiblement, la « vrai » célébrité qui isole, parce qu’on devient une projection des rêves de chacun.
    De toute façon, nous sommes toujours une image pour les autres.

  • Sabcestbien

    aujourd’hui les gens ne veulent pas etre mais avoir, mais est-ce la définition d’un véritable etre ?
    ils veulent etre connu et non faire des choses qui font qu’ils seraient reconnus.
    le problème, c’est que ces gens connus pour un rien ne produisant rien, ben ils y retournent vite à leur néant sur leur séant !

  • lilou

    Etre connu ça veut dire être visible, cette petite fille veut sûrement l’être parce que la visibilité est aujourd’hui un capital que l’on nous vend, y compris dans les magazines féminins(!), comme étant la recette du bonheur, qui rend riche et donne beaucoup d’amis. C,est ce que N. Heinich nomme l’élitisme médiatique « qui fait reposer l’excellence sur la seule visibilité », et crée en fait « l’une des formes les plus fondamentales d’inégalité ».
    Mais « projeter des choses, et tomber à côté, tout le temps », avoir une idée de l’autre erronée, ça n’arrive pas qu’avec les gens célèbres. En amour ou en amitié, on idéalise très vite, et connaître vraiment l’Autre, qu’il soit célèbre ou non, reste une gageure.

  • anacoluthe

    Je ne suis pas venue ici depuis quelque temps et je tombe sur ce post tellement juste et qui me touche tant, puisque mes filles aussi me disent ça ces temps-ci, et que je tente de leur expliquer en quoi être célèbre n’est pas une fin en soi.

    Sans doute que dans la configuration de notre société – où la transcendance n’est plus posée comme but ultime de l’existence – il est quasi logique que la célébrité puisse apparaître comme un aboutissement, car elle semble apothéose à la fois de l’ »être reconnu par les autres » (comme dit bien Tasha dans son com’) mais aussi de l’avoir, avec une équation qui ferait en résumé :

    être célèbre = être riche = acheter tous ces objets exposés à notre désir

    Oui, j’ai l’impression que vouloir être célèbre, c’est un raccourci, c’est croire qu’on va répondre à cette lancinante question du sens de la vie, en « arrivant » quelque part, dans le firmament des stars ! Sauf que plus j’avance, plus je comprends que le but n’est pas l’arrivée mais le chemin, « tendre vers », et que pas besoin d’être célèbre pour cela, au contraire…
    (prochaine étape, traduire ça en langage 12 ans et 8 ans !!)

  • Lafeeclochette

    Il est vrai que la notoriété a quelque chose de fascinant,pour nous les anonymes,et souvent pour les célébrités elles-mêmes.Reste à savoir pourquoi on les admire..pour une qualité,un don,un savoir,qui nous font défaut,ou pour des actions dont nous sommes bien incapable…. aujourd’hui,on ne fait pas trop la distinction de..fascination entre un top modèle super canon,et un médecin qui sauve des vies..il me semble que la notoriété n’est plus synonyme de valeur,et que nous sommes plus fascinés par les gens célèbres eux-mêmes,et ce qu’ils représentent de courbettes et de valeurs marchandes,que les vraies personnalités dignes de reconnaissance et d’admiration pour leurs actions humanistes..on projette des choses sur les gens célèbres,oui Fonelle,mais on est souvent déçus car on les surestime,et que la plupart sont des gens normaux,et non les surhommes que cette notoriété nous fait croire..Comme nous sommes bien dans notre anonymat,autorisés à nous tromper,à recommencer,tenter autre chose,simplement parce que nous sommes des êtres humains essayant juste de rendre les autres, les nôtres,heureux chaque jour,à notre rhythme,sans pression mediatique,et juste pour la vraie vie…la vie rêvée de nos petits anges..

  • Sabcestbien

    il est ou mon message ? y a un décallage horaire ici ? ou un décalage horrible !

  • Sabcestbien

    merci pour le Fonelle d’Or
    et d’ailleurs j’en profite ici pour dire je suis tellement contente d’avoir ce pseudo,
    sabcestbien, comme les cocottes minutes Seb ! non je ne fais pas ma pub…
    il est reconnu un peu ici, un peu par là. on me cite sur le magazine papier d’Elle et pourtant, personne ne me cours après dans la rue ! un microcosme qui me suffit bien.
    tu as bien raison et c’est pour ça que je suis pas sur boobook ! pour garder mon anonymat ! et c’est pas par défaut que je dis ça ! non, c’est bien par choix !
    un jour, j’en suis certaine je publierai moi aussi un livre et si par bonheur il s’en vends un peu, je n’y sacrifierai pas ma liberté car c’est mon double, un anagramme que j’ai inventé quant j’avais dix ans qui mettra son nom dessus la couverture.

  • Cécilie

    J’approuve et j’aurai pu écrire tous les commentaires précédents.
    Petite j’aurais voulu faire l’école des fans. Les cadeaux, les chansons, la fête, mes parents qui me regardent enfin et qui ne voient plus que moi…J’ai pas osé demander. Aujourd’hui, la jeunesse ose tout. Et croyez-moi, je vous ai rendu service à tous ici !!!

    J’ai vécu un peu à Paris, j’ai croisé du monde. Et une fois j’ai franchi le pas. Bastille, un bureau de tabac. Quelqu’un qui demande la différence entre un paquet de JPS rouge et de JPS noire (fumer est mauvais pour la santé, parlez-en à votre médecin!). La voix suave et douce. Etienne Daho. Wahou.

    Moi : « Excusez-moi Monsieur, vous ne seriez pas Etienne Daho ? » (alors que 1, je le savais rien qu’à la voix, 2, il se retourne alors oui c’est lui).
    Lui, gentiment : « Oui »
    Moi, idiote :  » J’adore ce que vous faites » (à l’instant même j’aurai bien été incapable de lui citer ne serait-ce qu’une chanson)
    Lui : « C’est gentil »
    Entre temps, le buraliste m’a fusillé du regard comme les filles de la pub Harvey Nichols
    Moi : « Et bien, euh … Bon week-end ! ». Et je suis partie.

    Etait-ce bien nécessaire ?

  • Virginie

    Vouloir « être connu » ça ne veut rien dire ! C’est la passion pour un métier, un art qui t’amènera à être connu, reconnu ou pas. Mais tu ne mesures jamais là où cela va te mener… On parle toujours des célébrités comme si elles méritaient ou qu’elles avaient choisi tout ça. Bon maintenant c’est vrai que de nos jours le terme « célébrités » est plus que galvaudé. Je croise des « people » presque chaque jour, étant Parisienne et ils n’ont pas vraiment l’air d’être emmerdés par les gens, il suffit de choisir des quartiers, endroits où tu vas. Ma fille qui est musicienne (chanteuse et guitariste) commence à avoir une petit notoriété, on ne sait pas jusqu’où ça ira et on n’y pense pas. Là c’est l’idéal, elle a fait de sa passion son métier et elle a la reconnaissance dans son milieu. C’est parfait.

  • Monica

    Un jour, à la foire du livre de Bruxelles, j’ai croisé Jorge Semprun qui s’en allait. J’étais secouée, il a dû le voir, j’ai bredouillé « Mr Semprun, je vous admire tellement ». Il m’a serré les mains en disant « Ah, non, non, pas d’admiration, de l’amitié, c’est bien, c’est suffisant ». Je l’ai embrassé. Ça a duré 2 secondes en tout, mais après je ne touchais plus terre. C’était comme si j’avais rêvé.

  • marga

    Perfect Sixty Nine, j´aime!

  • Sophie

    Moi aussi à quatorze quinze ans j’étais fascinée par la notoriété. J’allais dans les théâtres, je demandais des autographes. Et puis j’ai rencontré un homme connu, au début je ne lui parlais presque pas tant il m’intimidait. Petit à petit, on est devenu amis. J’oubliais son nom de famille, il n’y avait plus que son prénom. J’oubliais pourquoi j’avais tant souhaiter le connaître. Je savais pourquoi je l’aimais. Sa notoriété a cessé de me fasciner. J’en voyais toutes les ficelles. Les contradictions. Rêver d’anonymat et parler très fort pour que les gens tournent la tête vers soi. La solitude. Il y a quelques années, cet homme a été hospitalisé. Je crois que je suis une des seules à être allée le voir. J’ai pleuré. La notoriété n’est pas fascinante, ce qui est fascinant c’est de parvenir à construire sa vie petit à petit, et à réussir à aller là où on rêvait d’être.

  • jicky

    ouais, et puis quand on voit qu’une jeune femme enceinte qui n’a rien demandé à personne, si ce n’est que les Paparazzis lâche les escarpins, se retrouve indirectement « responsable » du suicide d’une infirmière, franchement, ça ne donne pas envie du tout d’être people!! Et tout à fait d’accord que la VIP souffre d’abord de l’image qu’on se fait d’elle (ou de lui)

  • Tasha

    Rêver d’être célèbre quand on est adolescent, c’est normal, ça nous semble être la quintessence de l’être (puisque les autres nous reconnaissent), à un âge où tout semble possible, où l’on aspire à être, tout simplement. Mais ce qu’il y a de tragique, justement, avec la notoriété, c’est qu’en obligeant à mettre des filtres entre soi et les autres, le monde, elle réduit le champ des possibles, en un retournement un peu ironique et qui renvoie les gens célèbres à leur solitude. Et puis être célèbre c’est vivre sous le regard des autres, c’est s’aliéner un peu plus… Pour vivre heureux, vivons cachés, et c’est si difficile en nos temps affolés de surexposition.

  • Cotonnière

    Le fantasme moderne autour de la notoriété a ceci de dérangeant qu’il s’agit d’une notoriété « vide ». Cela n’a rien à voir à mon sens avec l’admiration qu’on peut avoir pour certains qui ont « fait » quelque chose de grand et de rayonnant. Toi-même, Fonelle, je t’ai déjà croisée dans la rue et t’ai bien sûr reconnue puisque tu es « connue ». Mais tu es connue pour ce que tu as « fait », écrit. Ta notoriété est substantielle, et donc ta personne « rayonne » au-delà du cercle de ceux que tu connais toi. Et c’est ça qui peut faire rêver aussi.

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