Là dans trois mois
Keira Knightley en Anna K.
Nul besoin d’avoir lu Tolstoï pour apprécier la 3e interprétation cinématographique d’une des plus belles histoires d’amour de tous les temps, « Anna Karénine ». Il suffit d’en regarder le trailer pour être tout émoustillée et vouloir un Vronskï (pour les incultes : non, ce n’est pas un sac). Et puis, Joe Wright en réalisateur ; c’est la promesse de sortilèges pour nos yeux (« Atonement » a manqué nous faire mourir par la beauté de ses plans).
Zisla Tortello
Le 5 décembre au cinéma.

Publié le vendredi 12 octobre 2012
Dans la rubrique Là dans trois mois
























Quand je lis un livre la musique de l’écriture m’est essentielle mais quand je vais au cinéma j’attends autre chose. C’est un art différent et j’attends du cinéaste…une autre petite musique personnelle, sa création. Donc j’aime que les livres ne deviennent que des prétextes, ce sont des supports différents donc il faut que les œuvres soient différentes. Le livre L’amant est fascinant mais le film le colle trop. On ne voitjamais le point de vue du réalisateur, et je trouve indécent qu’il essaie d’être Duras. Pour qu’une adaptation soit réussie il faut qu’on ne sente plus le livre, il faut qu’on arrive à l’oublier. Ceci dit, ça n’engage que moi, hein ?!
bon déjà Vronski n’est pas blond et Anna Karénine pas assez brune .. ça part mal!
Il faut lire ce chef d’oeuvre de la littérature avant d’aller voir ce film qui est très certainement un bon gros navet
Trop moche cette nana
1) mes excuses, je suis de tous les commentaires mais je me soigne, le week-end arrive
2) Anna Karénine avec Sophie Marceau était selon moi une réussite
3) le débat sur l’adaptation est toujours intéressant. Exemple : « L’amant » est un livre qui m’a passionné même si le lire fut difficile tant il est peu fluide dans son écriture selon moi. Je n’ai pas tenu plus de 15 minutes devant le film. Lire du Tolstoï est un challenge à relever. Comme maintenant je ne suis plus obligée de faire des fiches de lecture !
Toutefois, on parle toujours d’adaptation cinématographique ce qui laisse entendre que le réalisateur y laisse entrevoir son point de vue. Donc, on ne retrouvera pas l’amosphère du roman que l’on s’est imaginé.
Les personnages de Tolstoï sont d’une profondeur remarquable. Je ne sais pas si un film peut traduire ça. Le problème est que les réalisateurs en général n’accordent d’importance qu’à l’intrigue, sans savoir qu’un livre c’est le style avant tout, la façon de raconter cette histoire. Je suis rarement conquise par l’adaptation d’un roman. Cependant je viens de regarder « Guerre et paix », avec Audrey Hepburn, et curieusement le film est très convaincant, malgré une impression de survol du roman. Alors pourquoi pas ?